Diocèse

dioceseLa Direction Diocésaine de l’enseignement catholique de Toulouse fédère l’ensemble des établissements d’enseignement privés catholiques de la Haute-Garonne, de la maternelle à l’enseignement supérieur.
Elle a pour mission de:

  • Promouvoir l’Enseignement Catholique en organisant sa prospective, la nomination des chefs d’établissements, la formation des enseignants.
  • Garantir la cohérence des initiatives au sein du diocèse pour valoriser les liens avec l’Église diocésaine.

PROJET DIOCÉSAIN DE TOULOUSE

De la réalité au projet

dioceseNotre monde exigera, sans doute longtemps encore, que nos enfants soient responsables, performants, motivés voire agressifs, bref, vainqueurs. C’est ainsi.

Mais au tréfonds de nous-mêmes nous les souhaiterions aussi, loyaux et vertueux, honnêtes et droits, et pourquoi pas aimables et tendres (au moins en famille, avec leurs parents, entre époux et avec leurs propres enfants) et bien entendu heureux…

Elève, citoyen et personne

L’enseignement catholique connaît et assume cette tension entre des exigences apparemment contradictoires. Structure civile et institution chrétienne à la fois il a à relever le défi d’éduquer la volonté de réussite dans le respect des autres, et un idéal de service.

Pour ce faire, il ne suffira pas d’apprendre à être citoyen, encore que cela compte. L’aptitude à intégrer la loi, l’adaptabilité, le respect des règlements, l’engagement dans la cité… sont des capacités incontournables pour une vie en société.

Mais ce dont il s’agit surtout, c’est de former des hommes et des femmes debout, des personnes… tout simplement. Debout face à un avenir dont on croit qu’il dépend aussi un peu de nous, et pas seulement de la fatalité, des autres, des gouvernements ou de l’Etat.

Debout face à la vie, l’amour, la mort.

La vie que l’on a reçue et que l’on veut donner à son tour.

L’amour que l’on partage.

La mort qui, au bout du chemin, nous rendra tous égaux, et qui pour nous, est passage.

Former des personnes donc, et pas seulement des élèves, futurs étudiants, citoyens, professionnels…

Quelle étrange entreprise que celle d’éduquer les enfants des autres !

Convictions éducatives

Il y faut de l’intelligence et des connaissances certes, de la force et du courage assurément, mais aussi de la patience et de la tendresse, et souvent de l’humilité.

Et cela aussi s’apprend. Dans le face à face avec soi-même, dans le silence et l’intériorité, dans le face à face avec les autres et le monde, et beaucoup (plus nombreux qu’on ne croit) dans le face à face avec Dieu.

Contrairement à certains discours ambiants, ce n’est pas là « affaire privée » seulement.

Les actuelles distinctions entre temps scolaire, périscolaire et extrascolaire (le seul réellement laissé à l’initiative des familles) pourraient s’avérer nuisibles. Le temps de l’enfant n’est pas sécable selon nos catégories d’adultes.

Consacré, de fait, pour l’essentiel, à l’éducation, sous la responsabilité première et inaliénable des parents, ce temps a besoin d’unité et de cohérence pour se déployer comme il convient à travers famille, école et société.

Or éduquer signifie élever, et on n’élève pas s’il n’y a pas d’en-haut : quelque chose ou quelqu’un de dûment identifié et qui nous dépasse.

Toute éducation est une éducation à des valeurs, qu’il faut avoir l’audace de nommer.

Affirmer cela revient à dire que, non, tout ne se vaut pas. On préférera l’honneur à l’infamie, la loyauté à la traîtrise, le service et le partage à l’égoïsme, la justice à l’inquité, le courage à la lâcheté, la fidélité à l’inconstance…

Et il n’est pas sûr que cela aille de soi.

L’école catholique peut offrir un projet éducatif parce qu’elle s’ancre clairement dans un Ailleurs, celui que propose la foi en Jésus-Christ, désignant ainsi des valeurs sans pour autant condamner des personnes. Cet ancrage permet de susciter en chacun le goût de vivre de ces valeurs. C’est pourquoi l’enseignement catholique est ouvert à tous, croyants ou non, du moment qu’ils souhaitent apprendre à leurs enfants non seulement à survivre, mais à vivre, et plus encore à grandir en hommes de bonne volonté.

Notre projet

C’est autour de ces quelques convictions que se noue le projet éducatif de l’enseignement catholique en Haute-Garonne. A la différence d’un projet d’entreprise, il n’est pas, on le devine, quantifiable, et la seule croissance ne saurait être son objectif.

Son ambition est plutôt claire : « Lier dans le même temps et le même acte l’acquisition du savoir et la formation de la liberté », en référence à des valeurs partagées par les familles qui l’ont choisi, ainsi que « l’éducation de la foi » pour celles qui le souhaitent.

A l’évidence hétérogène, de l’école rurale à classe unique aux établissements post-baccalauréat en passant par les collèges-lycées urbains, il représente à peine 20% de la population scolaire du département, et ne saurait se poser en rival de qui que ce soit, même si on trouve Haute-Garonne (et c’est une originalité en Midi-Pyrénées) à la fois un enseignement public, privé non confessionnel, privé israëliste et privé catholique.

Cependant il sait bien, principe de réalité oblige, que si ses résultats aux examens baissent, si sa qualité se dégradait, les élèves viendraient à manquer, alors qu’il n’existe que par et pour les enfants qui lui sont confiés.

Son projet est donc simplement d’être présent autrement dans le monde de l’éducation, assumant loyalement les règles du contrat d’association avec l’Etat, ainsi que les engagements découlant de son caractère propre, avec l’intime conviction que cette présence est d’abord un service rendu aux hommes et aux femmes de ce temps, et à leurs enfants.

Ce projet diocésain date de 1999, il a été réactualisé et sa nouvelle version a été promulguée le 4 décembre 2004,par Monseigneur Emile Marcus, archevêque de Toulouse à l’occasion de la journée de synthèse des Assises nationales de l’enseignement catholique.